Plus que quelques heures | Vu du Nord

Gemeentemuseum_Liebermann_
The Parrot Man, 1902, Museum Folkwang, Essen.

 

Just a few more hours to visit the Max Liebermann exhibition at the Geemeentemuseum in The Hague.

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Or else… see some of his works in the permanent collection of this pleasant museum, and see some of them online…

Source: Plus que quelques heures | Vu du Nord

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Le Japon, en veux-tu, en voilà (2) | Vu du Nord

Almond blossoms. 1890

Just a few more days to see “Van Gogh and Japan” (But you can always buy the catalogue, which I found very interesting – and beautiful, of course). Personally, I knew a few of Van Gogh’s paintings that were clearly inspired by Japanese paintings or prints. But I never realised he was that much in awe of Japanese art – like everyone else in his days, his fellow artists (Whistler, Monet, Degas, Rodin) not in the last place. And little did they know that during the 19th century Japan had opened up to the world , and Japanese artists had already been inspired by European painters (and painting material)…

Anyhow, in the late 19th century, Europe was fascinated by Japan, and Paris

Prints, Japanese and others, like they were on Van Gogh’s studio wall.

was the centre of the Japanese art market. Van Gogh read about this art in French magazines and books, and seems to have really discovered and fallen in love with Japanese art during his stay in Antwerp, from where he moved to Paris in 1886. He started collecting Japanese prints, and aspired to making “flat paintings”, characterised by the (absence of) perspective that was considered typical Japanese. ‘Japanese’ are also his vivid colours, strong contour lines, hatchings, and also themes like flowers or rain.

Van Gogh, La berçeuse (Augustine Roulin), 1889, Art Institute of Chicago

Most of all, he was in search of what he called “Japanese light”, which he eventually found in Provence. “I keep telling myself, here I am in Japan”, he wrote to his brother. “And as a consequence, I have only to open my eyes and paint what I see right in front of me.” We are grateful he did. Aren’t we? Van Gogh Museum​, till 24 June 2018.

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Le Japon, en veux-tu, en voilà (2) | Vu du Nord

Le Japon, en veux-tu, en voilà (1) | Vu du Nord

Source: Le Japon, en veux-tu, en voilà (1) | Vu du Nord

Je vous ai déjà dit ‑ de façon concise, il est vrai ‑ tout le bien que je pensais du petit musée de la Collection Mesdag à La Haye, et en particulier de l’exposition temporaire Mesdag et le Japon, qui est sur le point de se terminer. Courez-y ! Vous avez jusqu’au 17 juin…

D’abord quelques mots sur le musée et sa collection. Hendrik-Willem et Sientje Mesdag, étaient tous deux des peintres remarquables, dans le style de l’Ecole de La Haye (impressionnisme néerlandais. Ils étaient aussi des collectionneurs fervents, achetant surtout les œuvres de leurs contemporains (Ecole de Barbizon, Ecole de La Haye !), mais aussi des objets plus exotiques, comme les « japonaiseries » dont depuis le milieu du XIXe siècle, on se régalait, à La Haye comme à Paris. En collaboration avec le musée Van Gogh, la Collection Mesdag présente (ou vient de présenter), dans une très jolie petite exposition, une bonne partie de sa  (grande !) collection d’estampes et de céramiques japonais, ainsi que des œuvres d’artistes néerlandais qui s’en étaient inspirés, comme le céramiste Théo Colenbrander.

Bol en faIence décoré de carpes et de dragons

 

En fait, cette « rage » pour l’art et l’artisanat japonais, qui au XIXe siècle s’était déclarée un peu plus tard à La Haye qu’à Paris, n’était pas nouvelle aux Pays-Bas. Rappelez-vous que jusque vers le milieu du XIXe siècle, Les Hollandais (par l’intermédiaire de la Compagnie des Indes Orientales ou VOC) étaient les seuls à avoir des échanges commerciaux avec le Japon, à partir de leur comptoir sur l’île Dejima dans la baie de Nagasaki. Alors, déjà au XVIIe siècle, les Pays-Bas étaient inondés d’objets asiatiques, et en particulier chinois et japonais. Deux siècles plus tard, à l’instar des artistes et amateurs d’art parisiens, on a découvert les estampes, comme les vases et autres objets en céramique ou en métal. Mesdag, lui, avait une prédilection pour l’art et l’artisanat contemporain: vases, coupes, sculptures, surtout.

Une grande partie de cette collection a été groupée dans les salons du rez-de-chaussée et du sous-sol, ainsi que des objets d’inspiration japonaises créés par des artistes néerlandais.

C’est intéressant, ce n’est pas immense, et si vous êtes à La Haye, n’hésitez pas. De toutes façons, la Collection Mesdag vaut le coup d’être visitée. Si vous y allez, montez aussi aux étages supérieurs pour voir la collection permanente. Vous serez étonnés de voir, d’une part, que là aussi, il y a encore pas mal d’objets japonais et que d’autre part, Mesdag possédait énormément de tableaux et notamment beaucoup d’œuvres appartenant à l’Ecole de Barbizon (et dans ce domaine particulier c’est la plus grande collection hors de France): Théodore Rousseau, Daubigny, Corot, Courbet, et Millet évidemment, tous sont représentés. A découvrir (et je vous raconterai en secret qu’il n’y a pas beaucoup de monde, pas de queue à faire…) ! Un joyau bien caché. Et si vraiment vous ne pouvez vous déplacer… une grande partie de cette collection peut se voir en ligne. Chut…

Grues en bronze, Japon, XIXe siècle

Vous avez un peu plus de temps (jusqu’au 24 juin) pour voir l’exposition Van Gogh & le Japon au Musée Van Gogh à Amsterdam. Encore des influences japonaises… A suivre.

On connaît, bien sûr, le fameux « Pont sous la pluie » d’après Hiroshige. L’influence japonaise y est évidente, directe. Encore plus célèbre est sans doute l’« Amandier en fleurs ». Là, à première vue, on peut ne pas penser à une inspiration japonaise ; la célébrité de cette image, qu’on associe tout de suite à Van Gogh et à la Provence, empêche en quelque sorte de voir ce qu’il peut y avoir derrière. Pourtant, il suffit de mettre côte à côte ce célèbre tableau et des peintures florales japonaises pour que la ressemblance saute aux yeux.Et pour Van Gogh, la lumière de la Provence était celle du Japon… telle qu’il l’imaginait du moins.

Mais qu’en est-il de la tout aussi fameuse « Chambre à coucher » ? Où l’inspiration japonaise se cache-t-elle ? Et qu’est-ce qu’une « Arlésienne » (Marie Ginoux) peut bien avoir de japonais ? Pourtant, l’inspiration est là, réelle et non imaginaire. Je vous le montrerai très bientôt. Un tout petit peu de patience, s’il vous plaît…

A suivre.

Affiche Mesdag et le Japon

Renseignements pratiques. Musée Mesdag Collectie. Laan van Meerdervoort 7 F, La Haye. Ouvert du mercredi au dimanche de 12 h à 17 h.

Un beau livre accompagne cette exposition (et sera toujours en vente après), « Mesdag & Japan » .