Le déluge – et après? | Vu du Nord

Source: Le déluge – et après? | Vu du Nord

There are so many interesting exhibitions going on or about to open in The Netherllands. Several in The Hague, among others in the small and pretty museum (a real shrine) dedicated to the Mesdag Collection (Mesdag & Japan – more about that later). Not very far from there, the Gemeentemuseum, has Jean Brusselmans‘ work on show. Outside his home country, Belgium, he is not very well know, and that is a pity.

 

But today, I want to talk to you about a small show in a small museum in Amsterdam: it’s all about the Deluge – we all know the story of The  Flood as it is told in the Torah, the Bible, or the Coran. But it is a legend familiar to many civilisations, all around the world. And it’s not only a legend. Think of the tsunami, or other cataclysms, whether they take the shape of water, fire or earth, natural or man-made (bombs, nuclear disasters)… The Museum of the Bible asked nine artists, mainly photographers, to express their idea of “deluge”. And the result is worth a visit.

(Read on in French, by scrolling down. The complete text is on my blog Vu du Nord)

Cigdem Yuksel – Arthur

« Après moi le déluge. » Tout le monde connaît cette citation ‑ ou prétendue telle ‑ de Louis XIV. Le déluge ? Noé et son Arche, les couples d’animaux sauvés, et Dieu Lui-même fermant les portes du navire pour que ses occupants soient en sécurité, voilà une des histoires les plus connues de l’Ancien Testament ‑ même par ceux qui ne sont ni pratiquants ni croyants. Les tableaux représentant l’Arche de Noé sont innombrables.

Ilvy Nikioktjien

Mais le Déluge ne se retrouve pas que dans la Bible ou dans la Torah. Partout dans le monde, on connaît des images et des légendes similaires, d’une inondation monstre qui a tout emporté, quelles que soient les causes de la colère des dieux ou de Dieu, et quels que soient les méfaits de l’humanité punie ainsi.

Ingemar Jorijn Mulder

C’est justement parce que c’est une histoire universelle que le Musée de la Bible d’Amsterdam l’a choisie comme thème à illustrer par neuf artistes jeunes. (Je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais de ce joli petit musée, dans un très bel hôtel particulier.)  Le déluge vu par des yeux d’aujourd’hui. Qu’on le prenne au sens propre : une inondation détruisant quasiment tout sur son passage, ou bien comme son successeur ‑ « la prochaine fois, le feu », comme dans les tableaux de Monique Eller ‑ , ou encore comme une autre forme de cataclysme, réelle ou imaginaire, naturel ou fait par les hommes, une catastrophe nucléaire (pas complètement imaginaire…), un tremblement de terre, une tsunami, une guerre… que sais-je encore. Pour leur servir d’inspiration, sept conteurs ‑ aux religions variées ‑ leur ont conté leur version de ce qu’aurait été le déluge, ou ce qu’il pourrait être dans un futur indéterminé.

….. Continued……

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L’Ecole d’Amsterdam

Come and have a look at this particular architecture. Notice those ornaments and curbs, those particular windows and roofs (tiles seem to be all over the place). It is what they call the Amsterdam School (1910 – 1930). And when you enter one of these buildings, ideally you would see interiors that are as extraordinary as the outside: sculpted furniture, atained glass lamps, carpets with geometrical designs… The furniture of the Amsterdam School is much less known than the architecture – perhaps because it is inside. Now, there is a wonderful, big exhibition of this furniture, often created by the same architects that built the houses, hotels, villas and other constructions. Read my blog about it (in French), in Vu du Nord. You may start right here:

Venez voir cette architecture particulière qu’on décrit comme l’Ecole d’Amsterdam, centenaire cette année (2016) et concentrée effectivement à Amsterdam (bien qu’on la trouve aussi ailleurs). Et venez voir, au Stedelijk Museum d’Amsterdam, la grande et belle exposition sur le mobilier – meubles, lampes, pendules, papiers peints, vitraux – qui fait partie de cette même école, et créé souvent par les mêmes architectes, et par quelques autres. L’Ecole d’Amsterdam n’a pas vécu très longtemps: dix, quinze années peut-être. Mais elle a laissé une marque indélébile, à la fois parce qu’elle est si typique et si reconnaissable et parce qu’elle allait de pair avec une idéologie ‘de gauche’, qui aspirait à de meilleurs logements pour les ouvriers, à les ‘élever’ en mettant des oeuvres d’art à portée de leur main: dans les rues, incorporées dans les bâtiments, partout. Cet héritage a été ignoré, négligé pendant plusieurs décennies, pour être redécouvert dans les années 1970. Maintenant, ce sont des visiteurs venus du monde entier qui viennent admirer les oeuvres laissées par l’Ecole d’Amsterdam.

Source: L’Ecole d’Amsterdam

 

La seconde guerre mondiale, vue d’aujourd’hui/ World War Today

We probably all know at least one of these photos by Roger Cremers, we’ve seen it before – it was part of a series awarded a First Prize by WorldPressPhoto in 2009, it was shown around the globe. These tourists at Auschwitz make us smile – a wry smile, yet a smile: ‘stupid tourists.. So Auschwitz has become a tourist attraction?’- but they also put us ill at ease. And this is the case with all the photos Roger Cremers assembled into a book and an exhibition (World War Today; Verzetsmuseum Amsterdam), showing commemorations as well as tourists as well as enactments at well-known WWII sites: concentration camps (the ‘touristy’ Auschwitz and the ‘hidden’ Sobibor), the beaches in Normandy where the D-Day landings took place, other battlefields (like the steppes around Stalingrad, where voluntary workers exhume a few corpses of the thousands of soldiers who were killed during the battle of Stalingrad) – but also Berchtesgades, Hitler’s eagle’s nest in the Austrian Alps, and meetings of former SS-members… All these intriguing photos finally ask us one question. Where do I stand?

Read my blog about this (in French):

Comment vivons-nous la Seconde Guerre Mondiale aujourd’hui? Plus de soixante-dix ans après la Libération, comment regardons-nous notre passé? Roger Cremers a photographié des touristes à Auschwitz, des acteurs rejouant des scènes de la Libération, des commémorations en Normandie, des bénévoles qui retrouvent, identifient et réenterrent des combattants morts pour la Russie à Stalingrad… Une belle exposition au Musée de la Résistance d’Amsterdam (Verzetsmuseum), qui fait réfléchir, et qui fait naître plus de questions que de réponses. 9200000049273094

Source: La seconde guerre mondiale, vue d’aujourd’hui