L’Ecole d’Amsterdam

Come and have a look at this particular architecture. Notice those ornaments and curbs, those particular windows and roofs (tiles seem to be all over the place). It is what they call the Amsterdam School (1910 – 1930). And when you enter one of these buildings, ideally you would see interiors that are as extraordinary as the outside: sculpted furniture, atained glass lamps, carpets with geometrical designs… The furniture of the Amsterdam School is much less known than the architecture – perhaps because it is inside. Now, there is a wonderful, big exhibition of this furniture, often created by the same architects that built the houses, hotels, villas and other constructions. Read my blog about it (in French), in Vu du Nord. You may start right here:

Venez voir cette architecture particulière qu’on décrit comme l’Ecole d’Amsterdam, centenaire cette année (2016) et concentrée effectivement à Amsterdam (bien qu’on la trouve aussi ailleurs). Et venez voir, au Stedelijk Museum d’Amsterdam, la grande et belle exposition sur le mobilier – meubles, lampes, pendules, papiers peints, vitraux – qui fait partie de cette même école, et créé souvent par les mêmes architectes, et par quelques autres. L’Ecole d’Amsterdam n’a pas vécu très longtemps: dix, quinze années peut-être. Mais elle a laissé une marque indélébile, à la fois parce qu’elle est si typique et si reconnaissable et parce qu’elle allait de pair avec une idéologie ‘de gauche’, qui aspirait à de meilleurs logements pour les ouvriers, à les ‘élever’ en mettant des oeuvres d’art à portée de leur main: dans les rues, incorporées dans les bâtiments, partout. Cet héritage a été ignoré, négligé pendant plusieurs décennies, pour être redécouvert dans les années 1970. Maintenant, ce sont des visiteurs venus du monde entier qui viennent admirer les oeuvres laissées par l’Ecole d’Amsterdam.

Source: L’Ecole d’Amsterdam

 

Advertisements

Le ballon qui fascine les foules

miniLes montgolfières ont de tout temps fasciné et attiré les foules. Pouvoir monter dans les airs, se prendre pour Icare… Ces ballons, dont l’histoire remonte à plus de 225 ans, faisaient et font rêver. Dès la première expérience des frères Montgolfier, dans leur Ardèche natale, le ballon de leur invention attirait l’attention, même celle du roi Louis XVI. La montgolfière devient la coqueluche de la bonne société. Au XIXe siècle, elle est donne lieu à des spectacles, pour lesquels le public paye volontier. Et en fait, les (excursions en) ballon continuent de fasciner et d’attirer les foules. Au musée Teyler à Haarlem, une exposition nous montre les montgolfières sous tous les angles, y compris en « réalité virtuelle »… A voir en famille.

Source: Le ballon qui fascine les foules

La seconde guerre mondiale, vue d’aujourd’hui/ World War Today

We probably all know at least one of these photos by Roger Cremers, we’ve seen it before – it was part of a series awarded a First Prize by WorldPressPhoto in 2009, it was shown around the globe. These tourists at Auschwitz make us smile – a wry smile, yet a smile: ‘stupid tourists.. So Auschwitz has become a tourist attraction?’- but they also put us ill at ease. And this is the case with all the photos Roger Cremers assembled into a book and an exhibition (World War Today; Verzetsmuseum Amsterdam), showing commemorations as well as tourists as well as enactments at well-known WWII sites: concentration camps (the ‘touristy’ Auschwitz and the ‘hidden’ Sobibor), the beaches in Normandy where the D-Day landings took place, other battlefields (like the steppes around Stalingrad, where voluntary workers exhume a few corpses of the thousands of soldiers who were killed during the battle of Stalingrad) – but also Berchtesgades, Hitler’s eagle’s nest in the Austrian Alps, and meetings of former SS-members… All these intriguing photos finally ask us one question. Where do I stand?

Read my blog about this (in French):

Comment vivons-nous la Seconde Guerre Mondiale aujourd’hui? Plus de soixante-dix ans après la Libération, comment regardons-nous notre passé? Roger Cremers a photographié des touristes à Auschwitz, des acteurs rejouant des scènes de la Libération, des commémorations en Normandie, des bénévoles qui retrouvent, identifient et réenterrent des combattants morts pour la Russie à Stalingrad… Une belle exposition au Musée de la Résistance d’Amsterdam (Verzetsmuseum), qui fait réfléchir, et qui fait naître plus de questions que de réponses. 9200000049273094

Source: La seconde guerre mondiale, vue d’aujourd’hui

Journalisten zijn geen citroenen!

geen-uitpersgroep-822x187

Er is een grens aan de uitbuiting van journalisten – om het even of het nu schrijvende,  radio-, tv- of fotojournalisten zijn.

De Persgroep (‘Passie voor media’, jaja…) heeft de tarieven van zelfstandige (foto)journalisten die voor regionale kranten werken fors verlaagd, soms zelfs tot 40 procent! De NVJ vindt dit onacceptabel en is een actiecampagne gestart.

Kwaliteit heeft een prijs, journalistiek heeft een prijs. Laat De Persgroep geen #Uitpersgroep worden en teken de petitie tegen deze belachelijke tarieven. Vandaag hij of zij, morgen jij…

Dagbladen die De Persgroep in Nederland uitgeeft: AD, de Volkskrant, Trouw, Het Parool, Brabants Dagblad, BN De Stem, de Gelderlander, de Stentor, Eindhovens Dagblad, PZC, Tubantia De Twentsche Courant. Verder Intermediair, de online-‘krant’ Paper, enkele huis-aan-huisbladen en nog het een en ander.

De l’Ukraine et de bien d’autres choses

The Dutch  referendum on the treaty between the EU and Ukraine leaves many of us unhappy, and shameful. So stupid, this NO of a minority that seems to have so much political impact. So I decided to turn my back on politics and look at all the things of beauty this Dutch spring has on offer as well…  (the whole blog is in French, to read it, click here).

Summary:

Un référendum détourné de son objet, une coalition introuvable mais bruyante, et voilà un noeud gordien pour le gouvernement des Pays-Bas, qui n’avait pas besoin de ça en ce moment. Aux électeurs démocrates de se débrouiller avec leur gueule de bois. Alors détournons-nous de la politique, regardons plutôt toutes les beautés qui s’exposent en ce moment. D’Amsterdam à Bois-le-Duc et à Enschede, en passant par Leyde et La Haye…. et encore, je n’ai même pas mentionné Rotterdam (Kunsthal, Boijmans) ou Utrecht (Centraal Museum) ni tant d’autres… Suite au prochain numéro!

Source: De l’Ukraine et de bien d’autres choses

S’échapper… mais pour aller où?

Le monde observé de mon coin nordique

This is really weird, in my eyes. To begin with, I had never heard of ” escape rooms”. It is a game that you have to play as a team. You and your team are locked into this space – which has a “theme” , from spy stories to horror – and you have to find a way to escape  – by means of codes, riddles, enigmas, objects to find. And then there is this particular “escape bunker” near the town of Eindhoven, in which an actual bunker was transformed into what is supposed to be a replica of Anne Frank’s hideaway. Not everyone appreciates this initiative, to say the least. But the bunker has its adepts, however sick that may seem.

escape-bunker-valkenswaard-e280a2-reviews-ervaringen-adres-en-prijzen-293x300

Read my blog in French:

Source: S’échapper… mais pour aller où?

« Cette sale affaire de gueules »

matrix_950_big
Thomas Gainsborough loved his two daughters, Mary and Margaret. He painted them here in 1758. The painting was cut in half later, to be shared among heirs. You can see where it was reassembled.

Thomas Gainsborough (1703-1788), peintre bien vu à la cour d’Angleterre, a fait le portrait de maint notable. Mais son coeur était ailleurs. Ce qu’il aimait réellement peindre, c’était la nature – et sa famille, et les amis avec qui il faisait de la musique ou allait au théâtre. Quant à son style, Gainsborough paysagiste annonce déjà les générations de peintres futures, comme William Turner et au-delà. Et le Gainsborough portraitiste peut être tantôt sévère – quand il peint des gens qu’il n’aime pas – ou alors d’une étonnante tendresse envers ses modèles, surtout sa femme et ses enfants. Facebook, d’ailleurs, a refusé le portret de Mme Gainsborough – habillée à la mode du XVIIIe siècle – parce qu’on voyait trop de sein… Au musée Rijksmuseum Twenthe (RMT), à Enschede dans l’Est des Pays-Bas. Une belle région.

gainsborough_margaret1758-844x1024
Mrs Margaret Gainsborough, painted by her husband in 1758. She wears an elegant dress, quite fashionable at the time.

Source: « Cette sale affaire de gueules »

Voici l’homme – et la femme

Two extraordinary photo exhibitions, one in The Hague, by a world famous photographer, one in Amsterdam, by two young photographers… Yet they have more in common than meets the eye.

Read my blog on the website of  Le Monde:

marlene_dumas_amsterdam_07.07.2000_copyright_anton_corbijn_00
Marlene Dumas by Anton Corbijn

Je l’ai déjà signalé en passant, mais voici donc l’annonce en clair : il y a quelques expositions de photo étonnantes aux Pays-Bas. En fait, il y en a plusieurs (dont au moins trois à Amsterdam), mais j’en mentionnerai deux: celle d’Anton Corbijn à La Haye et celle d’Hadas Itzkovitch et Anya van Lit à Amsterdam.

L’exposition (en fait , il y en a deux, mais comme elle sont dans des musées jumeaux et attenants, je fais comme s’il n’y en avait qu’une) d’Anton Corbijn, on en a déjà beaucoup parlé. Corbijn, qui vient d’avoir 60 ans (raison d’être des expositions), est connu dans le monde entier, comme photographe (de célébrités, surtout) et aussi comme cinéaste à présent. Il en est déjà à son quatrième film – et d’après ce qu’il disait lors de la présentation de ces expositions, c’est là-dessus qu’il va se concentrer dans les temps à venir.

Que pourrais-je rajouter à tout ce qui a déjà été dit ? Ceci d’abord : que c’est l’homme, plus que le photographe, qui m’a surprise de premier abord. Je l’imaginais ‘sûr de lui et dominateur’, pour faire une citation hors de propos. Il n’a qu’à se manifester pour que les portes s’ouvrent, et fait c’est plutôt l’inverse, on fait la queue pour se faire photographier par lui. Et pourtant je voyais un homme modeste, se disant nul sur le plan technique (‘la technique ne m’intéresse pas et je n’y connais rien’) au point de refuser jusqu’à l’épithète de photographe (‘je ne voudrais pas être dans l’annuaire comme photographe – ni comme cinéaste d’ailleurs’).

La photographie, ce n’est pas difficile. Il suffit de choisir les moments.

C’est ce qu’il dit dans la vidéo ci-dessous. Oui, mais, ces choix, il faut savoir les faire… Bien sûr, Corbijn sait très bien qu’il fait des beaux portraits – mais il reconnaît aussi qu’il peut y avoir des ratés, qu’on n’est jamais à cent pour cent sûr qu’on a fait ce qu’on voulait faire. Et il n’est certainement pas de ceux qui, une fois acquis un style, reproduiront à jamais le même ‘truc’ ; en fait, il n’y a pas de truc. Il n’y a même pas un style, ou plutôt, il y en a plusieurs, le style évolue avec le temps, avec l’expérience, les expériences aussi.

Ses photographies sont connues – tout au moins, un certain nombre le sont. Il y a les portraits de musiciens – dont celui Miles Davis, photo-icône de cette exposition – et ceux des autres. Il y a les fameuses photos de ses premières années – le gros grain, le noir-et-blanc, les contrastes – et celles, de sa ‘période bleue’, de style ‘paparazzi’ comme il dit lui-même, suivie d’une série ‘conceptuelle’ (sa définition à lui) d’autoportraits (‘a.somebody’) pour lesquelles il pose en star du passé, et par des portraits d’artistes-peintres et d’écrivains, plus réflexifs, je dirais. C’est beau et c’est impressionnant de voir les clichés tant agrandis.

A première vue, cette exposition de Corbijn n’a rien à voir avec celle, petite, intime et jolie qui s’intitule ‘I believe I am gay’ (‘je suis gay, je crois’) au Musée de la Bible d’Amsterdam. Les deux photographes – l’une israélienne, l’autre néerlandaise – qui exposent cette série sont femmes et jeunes, les personnes photographiées inconnues (et volontairement anonymes pour la plupart), les photos sont en couleurs. Et pourtant. Dans les deux cas, il s’agit de portraits dont les sujets ont posé pour le photographe, parfois avec un objet-symbole. Dans les deux cas, cela donne un côté artificiel, qui est peut-être un peu plus accentué dans l’exposition ‘I believe I am gay’ – mais c’est voulu, j’y reviens. Et dans les deux cas, que le sujet regarde ou non la caméra, il a une présence et une proximité impressionnantes.

I BELIEVE I AM GAY

Je suis gay, je crois

C’est encore plus marqué dans les portraits que Hadas Itzkovitch (1977) et Anya van Lit (1968) exposent à Amsterdam. Pourquoi au Musée de la Bible ? Parce que le ‘je crois’ du titre a un double sens. Non seulement il se réfère à l’homosexualité reconnue, mais aussi à la religion. Tous les hommes, toutes les femmes dont les portraits ornent les murs de ce beau petit musée au bord d’un canal (avec un superbe jardin, soit dit en passant), tous ces personnages semblent dire : ‘Regardez-moi, je suis qui je suis et je crois ce que je crois. Que je sois chrétien(ne), juif/juive, musulman(e) ou autre chose, je ne renie ni ma religion, ni ma sexualité, au contraire, je les revendique.’ L’objet-symbole qui les accompagne dans chaque portrait accentue le côté artificiel de la pose, mais par là même il évoque une certaine ressemblance avec les portraits peints des siècles passés. Le regard des personnes photographiées m’a même rappelé le regard de certaines personnes dans la grande exposition Rembrandt, à deux pas de là…

Pourquoi ces portraits, et pourquoi cette exposition ? Aucune des deux photographes – qui confient d’emblée qu’elles forment un couple – n’est croyante. Et c’est justement parce qu’un jour elle se sont dit qu’elles ne connaissait aucun croyant dans leur entourage, qu’elles se sont mis à la recherche d’homos qui le soient, eux. Et en fait, de fil en aiguille – un tel connaissait une telle, et ainsi de suite – elles les ont trouvés assez facilement. Et elles ont pu en convaincre un certain nombre de poser devant leur caméra.

L’exposition – qui s’accompagne d’un beau livre – va vraisemblablement voyager. Elle mériterait d’être vue en France aussi.

Anton Corbijn, Hollands Deep et 1,2,3,4 , Gemeentemuseum/Fotomuseum, La Haye. Jusqu’au 21 juin 2015.

Hadas Itzkovitchet Anya van Lit, I Believe I Am GayMusée de la Bible,  Herengracht 366-368 Amsterdam. Jusqu’au 14 juin 205. Livre: ISBN : 9789082347807. Publié par Itzkovitch&Van Lit. €33,-. Pour commander: ibelieveiamgay@gmail.com